Sagesses dans la Création des Maux et leurs Causes

C’est-à-dire que si Allāh n’avait pas créé le mal et ses causes — comme Shayṭān, le nafs (l’âme charnelle) qui incite au mal, la mécréance, l’idolâtrie, l’injustice, l’agression, etc. — alors l’expression de la servitude envers Allāh à travers la patience, la tolérance, le pardon, l’indulgence, la maîtrise de la colère, l’endurance face aux épreuves, le combat contre son nafs et Shayṭān, et le fait de chercher refuge contre leur mal, n’existeraient pas. Ces formes de servitude ne peuvent exister que si le mal et ses causes existent. Si Allāh — Glorifié et Exalté soit-Il — n’avait pas décrété l’existence des maux et de leurs causes, alors tous ces types de servitude seraient inexistants.

Comme la patience, la tolérance et l’endurance face aux épreuves,

secourir l’opprimé et soulager un fardeau.

S’il n’y avait pas de péché, il n’y aurait pas de taqwā,

et aucune âme n’atteindrait la félicité d’un repentir sincère.

S’il n’y avait pas la pauvreté, le mal ou le besoin,

l’homme ne serait pas vu faisant une prosternation (de nécessité).

S’il n’y avait ni péché, ni faute, ni erreur,

le Seigneur ne serait pas recherché dans le repentir par le pécheur.

C’est-à-dire que sans péchés ni transgressions, la servitude consistant en le repentir et la demande de pardon serait nulle.

Et ceux qui se rappellent ne chercheraient pas refuge auprès d’Allāh

contre le nafs et contre le Shayṭān impulsif.

C’est-à-dire que s’il n’y avait ni le nafs ni Shayṭān, il n’y aurait pas de servitude dans le fait de chercher refuge auprès d’Allāh contre Ses ennemis, ni de L’invoquer pour qu’Il les protège et les préserve des ruses et des méfaits de Shayṭān.

Si le nafs n’était pas un ennemi de notre religion,

nul d’entre nous ne connaîtrait la réussite par le repentir.

L’amour pour ceux qui sont liés à Allāh et la haine pour Ses ennemis

font partie des actes d’obéissance les plus vertueux et des plus grandes récompenses.

De même, offrir sa vie uniquement pour Allāh

est un rang élevé parmi les degrés de proximité.

Ainsi, s’il n’y avait ni Iblīs, ni nafs, ni passion vaine,

ces hautes vertus n’auraient jamais été atteintes.

(Silk al-Durar, Sharḥ Tā’iyyat al-Qaḍā’ wa ‘l-Qadar, Maktabat al-Ghānim, pp.66–67)

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